Lettre à Babou

Babou...

Babou…

Ma petite France,

Tu m’as manquée tellement, tellement…
Je n’aurais jamais cru autant, autant… (De Palmas).

Oui France tu m’as manquée, il y a des mois que je guettais un signe de ton retour. J’avais même espéré te croiser à Dakar…

Finalement tu es revenue, le temps d’une émission de télé. Une émission ? Non, bien plus que ça… Un véritable moment d’intimité et de partage, dans lequel tu te livres à cœur ouvert, sans détours, sans fausse pudeur. J’ai attendu quelques semaines avant de prendre le temps de regarder la cassette, afin d’être vraiment disponible, pour mieux être avec toi et t’écouter.

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Si tu savais comme ça m’a fait du bien de retrouver, de te voir et de t’entendre… Tu sais, tes chansons et celles de Michel m’accompagnent toujours, et je vous retrouve souvent dans mes moments de blues et de solitude.

Tu m’as profondément ému pendant cette émission. Je t’ai trouvée admirable, si forte et si sereine à la fois, après toutes les épreuves que tu as traversées… Toi qui as perdu successivement ton meilleur ami (Balavoine), l’amour de ta vie (Michel Berger, mon grand frère de cœur à moi) puis ta fille, tu as su affronter tout cela avec une dignité et une force de caractère hors du commun.

En perdant Pauline, tu as dit : « Je serai la mère qui a perdu un enfant la plus forte du monde… » Quel courage, quelle volonté ! La vie t’a tout donné puis tout repris, et pourtant on ne ressent en toi aucune colère, aucune amertume : tu savoures simplement la chance d’avoir eu près de toi ceux que tu aimais pendant ces quelques années… C’est une leçon de vie fantastique que tu nous donnes. J’ai adoré le dernier message que tu délivres, je me permets de le retranscrire…

Y’a du bonheur, mais c’est pas ça qui nous fait avancer… Ce sont toutes ces choses incroyables qu’on nous donne à surmonter… Et je crois que je les ai surmontées. Je m’attends à une vie merveilleuse, nourrie par le rapport avec les autres, nourrie par la musique… nourrie aussi par l’espoir que je mets en l’existence, en la vie finalement… (France Gall – octobre 2001)

J’ai encore besoin de toi France, de ta sagesse, de ton regard apaisé que j’ai tant aimé pendant l’interview, de cette envie de vivre qui te pousse encore en avant, de ton énergie, de ton sourire radieux, de ta voix. Tu manques, si tu savais…

Merci pour tout, et reviens nous vite.

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