Ma bibliothèque (impromptu)

Un texte court, écrit à brûle-pourpoint, lancé tel une plume en l’air – ou une bouteille à la mer. Découvrez mon premier texte « impromptu », sur un thème proposé par le site du même nom.

plume-ecritureJ’inaugure avec cet article une nouvelle catégorie sur ce blog : les impromptus. Je marche ainsi sur les pas de Kris qui publie depuis quelques temps déjà ses petits écrits, inspirés par le site des impromptus littéraires.

Ce site littéraire a pour vocation de partager des exercices d’écriture, des jeux de mots, de titiller nos imaginations dans une ambiance de convivialité et le respect de la personne et des convictions de chacun.

Il n’y a évidemment rien à gagner, les mots s’échangent ainsi avec bonheur sous l’oeil bienveillant d’une petite communauté. Toutes les formes d’écriture sont acceptées et encouragées ! Le sujet de la rédac’ de la semaine est annoncé chaque dimanche soir et invitait cette semaine à faire découvrir… sa bibliothèque.

Cette semaine nous allons voir un peu l’endroit où vous rangez vos livres : votre bibliothèque. Qu’elle soit réelle ou imaginaire, faite de vieux lambris ou de contreplaqué, rutilante ou vrai nid à poussière, votre bibliothèque devra au moins se retrouver citée dans votre texte, ou mieux, en être le principal objet.

Pour ma première participation, j’ai écrit un véritable « impromptu » : un texte totalement improvisé, écrit en quelques minutes à une heure tardive, sans aucune préméditation. J’ai eu l’impression de lancer une plume en l’air, une bouteille à la mer… Le texte a été mis en ligne presqu’immédiatement. Je le soumets à votre bienveillance.

Ma bibliothèque

Je les connais tous par coeur.

Ceux qui roupillent depuis des mois, ceux qui sont arrivés hier.
Les bien serrés qui respirent pas, et les jamais ouverts.
Ceux qui ont pris l’air bien dix fois, et même ceux qui attendent leur première.
Ceux offerts un jour par papa, et ceux choisis chez le libraire.
Les bien soignés posés bien droits, et les négligés à l’envers.
Les cornés et les griffonnés.
Les reliques et les classiques.

Et je m’ennuie.
Je me sens vieille, poussiéreuse, négligée.
Un peu vide aussi. Inutile.

Et puis des cartons. Lourds apparemment.
Leur propriétaire. Mais je le connais, lui ! Il m’a déjà caressée… Il vient souvent poser sa main sur mes étagères (je crois que je lui fais tourner la tête !).

ma-bibliotheque-impromptus– Mes livres, je peux les ranger où je veux dans ta bibliothèque ?
– Oui, vas-y, on a dit qu’on mélangeait tout !

Je frémis de plaisir en respirant un grand coup. Ça sent le neuf et le vieux, tout est nouveauté, surprise, inconnu… – tiens celui là je l’avais déjà ! Je revis, c’est mes étagères qu’on remplit !

Cy-real

PS – Toute référence à un expérience personnelle vécue ne serait évidemment qu’amusante coïncidence

Sources des images : Mots pour maux pour la plume – Le photoblog de Galileo pour la Bibliothèque

Et puis une petite dernière trouvée sur Twitter, en écho à cet texte :

Ma bibliothèque.

Ma bibliothèque.

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