Le capitalisme est-il moral ?

D'accord, il nous affame, mais le fait-il avec moralité ?

D’accord, il nous affame, mais le fait-il avec moralité ?

Présentation de l’éditeur

capitalisme-moralLe capitalisme est-il moral ? Nul ne peut se soustraire à la question puisque aucun d’entre nous n’échappe ni à la morale ni au capitalisme.
Par son travail, son épargne et sa consommation, chacun participe à un système économique que les uns justifient et que d’autres condamnent au nom de concepts éthiques. Deux démarches intellectuelles que le philosophe André Comte-Sponville passe au crible de l’analyse lucide.
Une grille de lecture étonnamment claire, qui débouche sur un appel à la responsabilité.

A propos de l’auteur

Philosophe et enseignant, André Comte-Sponville est l’auteur de nombreux ouvrages qui, par leur clarté et leur pédagogie, mettent la philosophie à la portée de tous. Philosophe humaniste, il a remis la recherche de la sagesse au goût du jour et a écrit sur beaucoup des thèmes classiques traités par les philosophes antiques ou des siècles passés, y compris sur la philosophie politique. Il se définit comme un athée fidèle car il se reconnaît dans une certaine tradition et histoire des valeurs gréco-judéo-chrétiennes. Il pense que l’homme peut se passer de religion, la philosophie en étant l’un des moyens.

Moi, c’que j’en dis…

La philo et l’économie placées à ce niveau de clarté et d’intelligibilité, j’en redemande ! Le sieur Comte-Sponville m’avait déjà régalé par son indispensable Petit traité des grandes vertus, qui figure parmi mes livres-guides…

Que dit-il dans ce génial petit livre ? Il présente quatre ordres qui régissent nos modes de vie et nos sociétés :

  1. l’ordre techno-scientifique (ce qui est possible, ce qui ne l’est pas) ;
  2. l’ordre juridico-politique (ce qui est légal, ce qui ne l’est pas) ;
  3. l’ordre moral (ce que l’on fait par devoir) ;
  4. l’ordre éthique (ce que l’on fait par amour).

Chacun de ces ordres est limité par le suivant : la loi place des limites au progrès techno-scientifique, la morale se place au dessus de la loi (certaines choses légales sont moralement condamnables, l’égoïsme par exemple !), l’amour va au delà du devoir moral.

Et quand ces ordres ne sont pas respectés, c’est le début de la barbarie ou de l’angélisme, et c’est le bordel !

La barbarie (« tyrannie de l’ordre inférieur »), c’est quand la science prétend dicter la loi (scientisme), la politique dicter la morale (totalitarisme), la morale condamner l’amour (puritanisme), etc.

L’angélisme (« tyrannie de l’ordre supérieur »), c’est quand la politique entend vouloir régler d’une loi un problème technique ou économique (le fameux « volontarisme » sarkozien !), c’est quand la morale se substitue à la politique (quand l’action moralement estimable d’une ONG – comme les Restos du Coeur par exemple –  est utilisée pour résoudre un problème politique), c’est quand on croit que l’amour suffit (il est indispensable, mais insuffisant pour résoudre un problème moral, juridico-politique ou économique !).

Z’avez pas tout compris ?? André Compte-Sponville vous explique tout cela bien mieux que moi, et vous saurez enfin si le capitalisme est moral ou non !!

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