Consolation

Il y a les salauds exemplaires, et il y a « les prévenants, les discrets, ceux qui ont du cran »… Quelques mots d’une grande humanité recueillis au cœur d’une lecture.

Pour se consoler de l’homme ordinaire, du salaud légaliste exemplaire… Voici en écho une petite pépite, citée par Anna Gavalda dans son roman la Consolante.

Et pourtant, je crois en l’aristocratie. Si le mot est exact et si un Démocrate peut l’employer. Non pas à une aristocratie de pouvoir basée sur le rang et l’influence, mais à celle des prévenants, des discrets et de ceux qui ont du cran.

Main tendue...

Main tendue…

On trouve ses membres dans toutes les nations, parmi toutes les classes et chez des gens de tout âge. Et il y a comme une connivence secrète entre eux quand ils se croisent. Ils représentent la seule vraie tradition humaine, l’unique victoire permanente de notre drôle de race sur la cruauté et le chaos.
Des milliers d’entre eux périrent dans l’obscurité ; peu sont de grands noms.
Ils sont à l’écoute des autres comme ils le sont d’eux-mêmes, sont attentionnés sans en faire des tonnes, et leur vaillance n’est pas une pose mais plutôt une aptitude à pouvoir tout endurer. Et en plus… ils ont de l’humour.

(Extrait de “What I believe” par Edward Morgan Forster et cité par Anna Gavalda dans « la Consolante »)

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