Triste, et alors ?

Clown triste

Clown triste

Françoise Sagan (dans son premier roman) et Juliette Greco (en chanson) lui disaient bonjour. Arthur H préférait lui dire adieu. Thiefaine en a fait l’éloge dans une chanson – dont je préfère de très loin la version sanseverinesque… J’avais moi-même écrit il y a quelques années un poème intitulé Clown Triste. Mais pourquoi donc consacrer un article à la tristesse sur un blog résolument positif, enthousiaste et optimiste ?

Parce qu’une étude récente montre que la tristesse est bonne pour la santé : elle aide les personnes à changer leur vie en mieux…

« La science défend les bienfaits de la tristesse », titrait l’article découvert chez Didier sur le blog Mon canard du coin.

Les scientifiques pensent que soigner les épisodes tristes de la vie par des médicaments empêche la remise en question et la motivation à grandir émotionnellement. La tristesse peut rendre ceux qui en soufrent plus aptes à affronter les difficultés de la vie, plus résistants et les amener à de grands succès. (…) Le Pr Keedwell, de l’université de Cardiff, pense qu’une dépression profonde peut sauver des effets du stress à long terme par une meilleure appréciation de la vie.

Voilà qui devrait tordre le cou à l’idée reçue que seuls le bonheur et la joie doivent s’exposer, alors que la tristesse et la peine doivent être cachées. J’aime relater mes coups de coeur comme mes coups de blues… plonger dans une certaine mélancolie, celle dont parle Hugo par ces mots :

La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.
(Victor Hugo)

Moment de blues au Sénégal

Moment de blues au Sénégal… avant le bonheur

Et puis, la joie et la peine sont indissociables, disait Gibran, avec cette citation fabuleuse :

Plus profond le travail de la peine dans votre être, plus de joie vous contiendrez… (Khalil Gibran, le prophète)

J’en viendrai presque à conclure que la tristesse, c’est le début du bonheur !

2 Des réflexions sur “Triste, et alors ?

  1. L’hiver marseillais n’a sans doute pas grand chose à voir avec l’hiver lorrain, mais en attendant les beaux jours, on a tous besoin de ces réjouissances « intérieures »… et j’en trouve pas mal dans ton coin !

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