Notre besoin de consolation est impossible à rassasier

Consolation, by Joe Rosenthal - photographie de Matt Glaman [CC BY-SA 2.0]

Consolation, by Joe Rosenthal – photographie de Matt Glaman [CC BY-SA 2.0]

Je ne possède pas de philosophie dans laquelle je puisse me mouvoir comme le poisson dans l’eau ou l’oiseau dans le ciel. Tout ce que je possède est un duel, et ce duel se livre à chaque minute de ma vie entre les fausses consolations, qui ne font qu’accroître mon impuissance et rendre plus profond mon désespoir, et les vraies, qui me mènent vers une libération temporaire. Je devrais peut-être dire : la vraie car, à la vérité, il n’existe pour moi qu’une seule consolation qui soit réelle, celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l’intérieur de ses limites.

Celui-là est à ranger dans la famille des « coups de poing » ! Ce texte énormissime a été écrit en 1952 par Stig Dagerman, un journaliste et écrivain suédois. Il est d’une profondeur et d’une densité exceptionnelles, qui le rendent assez difficilement accessible au premier abord.

A moins de le découvrir magistralement déclamé en live, par Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides… (merci YouTube Dailymotion !). Pour mieux vous en imprégner, vous pouvez également découvrir l’intégralité du texte sur cette page :

Si vous préférez rencontrer ce texte à tête reposée, sachez enfin qu’il est édité chez Actes Sud et que l’interprétation des Têtes Raides est présente sur leur album Banco.

Crédit image : Consolation, Sculpture by Joe Rosenthal in Odette Sculpture Park – Windsor, Ontario/Canada – photographie de Matt Glaman [CC BY-SA 2.0]

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